Chasse à la Baleine au Groenland


Ce fut un soulagement, lorsqu’en 2010, la Commission baleinière internationale (CBI) ne légalisa pas la chasse à la baleine à grande échelle (pourtant soutenue par l’administration Obama !).

Celle-ci fut pourtant autorisée aux communautés Inuit du Groenland (la population indigène de cette région). Cette autorisation leur octroie le droit de chasser et massacrer 9 baleines à bosse par an. Ces majestueuses créatures passent l’hiver dans la mer des Caraïbes et remontent le long de la Nouvelle Angleterre en été pour rentrer au Groenland.  Les Etats-Unis ont été un des pays qui a voté en faveur de l’autorisation d’un quota d’abattage.

Même si l’on peut accepter l’idée que la communauté Inuit ait besoin de cette chasse pour survivre et que les autres apports nutritionnels de leur région soient limités, il n’en reste pas moins inacceptable que le nombre de baleines tuées est en réalité bien plus élevé que celui autorisé par le quota instauré. C’est totalement illégal.

Il a de plus été parfaitement établi que la viande de baleine est vendue dans les supermarchés du Groenland et est servie au menu des restaurants et cafés, voire même comme sushi dans des restaurants haut de gamme.

En outre, il est également connu que les Groenlandais chassent aussi la baleine bleue et la baleine de minke en toute illégalité.

Les habitants du Groenland chassent et consomment même la viande de narval, appelé aussi licorne des mers, espèce rare et menacée. Ils consomment également du béluga, connu pour ses liens sociaux très évolués et son intelligence, qui, par son cerveau très développé, se rapproche en beaucoup de points du dauphin.

Cette chasse illégale est non seulement néfaste à la population des cétacés, nuit à leur écosystème et à la chaine alimentaire dont ils font partie, mais est aussi néfaste pour les humains, car leur chaire contient d’importantes quantités de métaux lourds et de polluants organiques qui sont dangereux pour la consommation humaine.

Les responsables de la CBI en 2011 ont réalisé quelques avancées dans le domaine de la transparence financière afin de prévenir les techniques de « vote-buying » mais rien n’a été fait afin d’améliorer la situation au Groenland.

Lors du sommet de 2012 de la CBI, le Groenland a manifesté son souhait d’augmenter le nombre de baleines autorisé à être abattues, mais n’a pas réussi à répondre aux points soulevés par les membres de la CBI inquiets de l’augmentation évidente de la commercialisation des produits de la chasse. En effet, de nombreux observateurs ont été particulièrement troublés par la présence de viande d’espèces menacées comme la baleine à bosse dans des restaurants touristiques.

Le Groenland a obtenu son augmentation de quotas souhaités. Par contre, le Danemark, leur représentant politique, n’a obtenu aucun quota.  Le fonctionnaire danois responsable de l’échec du vote, s’était rendu tristement célèbre en clamant que « les groenlandais pouvaient tuer des baleines avec des battes de « base-ball », est aujourd’hui employé par le gouvernement groenlandais comme conseiller en gestion baleinière.

Il est clair que ces dernières années l’alliance du Danemark, du Groenland et du Japon s’est avérée une union puissante facilitant les massacres de baleines. Mais encore, la CBI/65/15 Draft Resolution on Aboriginal Subsitence Whaling (ASW) (soutenue par l’Italie l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, Chypre, la République Chaque, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Allemagne, la Hongrie, l’Irlande, la Lituanie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, l’Espagne, la Suède et le Royaume-Uni) a bien démontré que de nombreux pays européens ont une position ambiguë lorsqu’il s’agit de s’attaquer à ces chasses et aux massacres de baleines.

En 2014, le Groenland a tué un total de 176 baleines, dont 157 baleines de Minke, 12 baleines bleues et 7 baleines à bosse.

La CBI a maintenant décidé de se rencontrer une fois tous les deux ans au lieu d’annuellement. N’est-ce pas surprenant lorsqu’on sait que la population des baleines à bosse a diminué comme jamais auparavant et que le problème est des plus urgents aujourd’hui ? Qui plus est, lorsque certains états membres ne respectent pas les règles en place.

Faites que votre voix soit entendue, plus nous nous ferons entendre, plus les chances de sauver ces superbes mammifères marins seront grandes.